Hennebont au fil des façades

Hennebont se raconte par ses façades historiques

Ancienne cité ducale, important nœud commercial, cité de palefreniers et forgerons puis mutilée par les bombardements de la seconde guerre mondiale, la ville d’Hennebont offre aux regards un large panorama de demeures et résidences à l’image de sa longue histoire.

Rive droite, en Vieille-Ville, la façade de l’hôtel Lhermitte porte la date de 1586. C’est là une des plus anciennes de la ville.

Les façades de la Ville-Close

En Ville-Close, malgré les effets des bombardements, quatre maisons à pans de bois subsistent encore. La plus fameuse est la maison du Sénéchal. Elle tire son nom de sa proximité avec l’ancien tribunal. Maison à pans de bois à deux étages en encorbellement, elle date des années 1580. Des chiffres romains gravés sur les pièces de bois indiquent leur assemblage. Sa voisine à pans de bois cachés sous un enduit date de 1632.

D’autres belles maisons, rue des Lombards, rappellent le monde des affaires comme l’Hôtel de Pithouays et sa façade majestueuse en pierre et ses lucarnes en tuffeau de Loire, marques de la richesse du propriétaire. Nombreux hôtels particuliers – ceux de Lozennay, de Perrien, Audoyun – témoignent de la présence aux XVIIe-XVIIIe s. de familles de la noblesse de robe ou apparentées aux élites marchandes de la Compagnie des Indes. Rue Moricette, se trouve un exemple de maison de marchand, datée 1638, avec entrepôt sur rue et résidence à l’étage.

Les hôtels particuliers du Centre-Ville

Le transfert de la Paroisse à Notre-Dame-de-Paradis entraîne la construction dès le XVIIe siècle d’hôtels particuliers sur la place Foch. Couronnés par cette singulière corniche singeant des mâchicoulis, les hôtels Saint-Georges, de Kerret, Le Boutouillic (1747) en sont les plus belles illustrations. Rue nationale, au siècle suivant, s’édifie une série d’hôtels, comme celui de Keridec.

A l’installation du Haras (1857) et des Forges (1860), de nouveaux quartiers se développent notamment les premiers lotissements. Entre deux-guerres, beaucoup de maisons individuelles de style art déco avec leurs décors si caractéristiques sont construites comme avenue Jean Jaurès.

La reconstruction d’après-guerre

Au lendemain du désastre de 1944, un plan de reconstruction est mis en place. Dirigé par l’architecte – urbaniste Paul Lindu, le projet fait la part belle à de grands immeubles. Il faut reloger les habitants qui vivent dans des baraques de bois. Plus vastes, plus lumineux et dotés du confort moderne, ces immeubles tentent de s’insérer dans l’architecture traditionnelle en conservant quelques caractéristiques comme les lucarnes de toit. Certaines maisons individuelles ou des commerces utilisent au mieux les nouveaux matériaux et créent des façades en courbe aux grandes fenêtres et larges balcons. Reconstruction [rime alors avec création.

Comme un clin d’œil, le curieux qui regarde à l’arrière de l’hôtel Lhermitte évoqué précédemment découvrira derrière sa vénérable façade Renaissance une maison des années 60.

 

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