Porte Broerec’h

Flanquée de ses deux tours, la porte dite de Broerec’h évoque le Moyen-Âge au premier coup d’œil. Souvent prise pour un château alors qu’elle est l’entrée de la ville, elle raconte pourtant toute l’histoire de la ville d’Hennebont jusqu’à la plus récente.

Historique

Au XIIIe siècle, le duc Jean Ier le Roux fait d’Hennebont une de ses places fortes. Pour y entrer, il faut emprunter, à l’Ouest, la porte d’Embas et à l’Est celle s’ouvrant sur la route de Vannes qui prend alors le surnom de « porte du Pays d’Erec ».

Au XVe siècle, elle est reconstruite par le duc François II. Deux tours rondes reliées par une maçonnerie protègent deux portes : l’une charretière et l’autre piétonnière. Aujourd’hui, seules des rainures rappellent l’existence de deux ponts-levis, le charretier pour les convois et le piétonnier. A l’arrière, une herse condamnait l’accès à la Ville-Close. La porte devenue prison à partir du XVIIIe siècle, les archères sont transformées en fenêtres et dotées de solides barreaux.

Classée « Monument historique »

Alors que des habitations cachent le reste du rempart, elle attire l’attention, en 1835, de l’inspecteur des Monuments historiques, Prosper Mérimée. En 1860, face à l’état préoccupant du bâtiment, Département et Ville s’en renvoient la propriété et donc son entretien. Peu à peu, le « dépôt de sûreté » tend à devenir « vieux-château » puis « monument historique ». De nombreuses voix rappellent à cette occasion combien son histoire la relie à la Ville. On craint même sa destruction. En 1868, la Commune demande finalement la cession au Département. Requête que relaie le sous-préfet de Lorient qui y évoque même l’établissement un « petit musée ». La transaction a lieu mais il faut attendre le début du XXe siècle pour que l’idée prenne corps. En 1910, M. Gabriel Desjacques, vétérinaire au Haras, y installe « un musée d’art populaire breton ». En 1916, la consécration a lieu : la porte Broerec’h est classée au titre des Monuments historiques.

En août 1944, les flammes des bombardements dévorent parquet et toiture… ainsi que les collections du musée. En 1967, une nouvelle charpente et une toiture sont reposées. Depuis 1985, l’association Hennebont-Patrimoine fait revivre un musée dans ces murs séculaires.

 

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