Tour d’Embas

Historique

Du Moyen-Âge au XIXe siècle, tout voyageur venant du Finistère et se rendant à Vannes emprunte à Hennebont le pont-à-mer pour franchir le Blavet. Au bout du pont se trouve la porte ouest de la Ville-Close. Située au bas de la cité, elle prend naturellement le surnom de « porte d’Embas ».

Hennebont, comme l’indique son nom, est née d’un point de franchissement. La question du pont est donc cruciale. A la fin du XIIIe siècle, la famille ducale délaisse la motte, dans la Vieille-Ville, rive droite, pour fonder ce qui deviendra la Ville-Close, rive gauche. A l’ouest, une porte est élevée pour protéger le pont. Située sur un point bas, elle prend le surnom de « porte d’Embas ».

Les représentations les plus anciennes de la ville ne nous donnent pas d’indications sur son architecture. On peut sans doute imaginer, comme ce qui se fait ailleurs, des tours d’angle, un chemin de ronde et peut-être un pont-levis reliant la porte au pont-à-mer.

Les célèbres plans de Tassin (1635) et De Robien (1756) sont plutôt avares d’indications. On sait cependant que cette zone a connu de nombreux dégâts d’avril à décembre 1590. La ville est en effet un des enjeux de la guerre de la Ligue. Elle doit essuyer deux sièges avec leurs bombardements conséquents qui détruisent une bonne partie de son flan est.

Une histoire révolue

La reprise en main de la cité voit la construction d’un solide bastion et sans doute une reconstruction de la porte en elle-même. Celle-ci est mentionnée dans les archives lorsque, suite à une demande de la ville, un « brevet d’autorisation de démolition de la porte » est envoyé le 11 avril 1743 par Louis XV. Parmi les problèmes qui apparaissent, le texte précise que la porte « menace ruyne » et que « l’ouverture de [celle-ci] face au pont se présente de biais et gène considérablement le passage des voitures et équipages qui viennent principalement de l’Orient ». En échange de cette démolition, les matériaux qui la composent doivent être employés à des ouvrages jugés nécessaires et autorisés par l’intendant. On suppose qu’une partie sera utilisée pour la construction des quais.

Derniers témoignages

A l’emplacement de la porte détruite, le bel hôtel particulier Mauduit-Duplessis est construit dans la seconde moitié du XVIIIe siècle. Visible sur les cartes postales anciennes, il abrite à la fin du XIXe siècle les bureaux de la poterie industrielle. Un incendie le détruit à la fin du XXe siècle révélant de manière insoupçonnée la base d’un des murs et trois chambres de tirs, derniers témoignages de l’ancienne porte d’Embas.

 

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